Association Esthétique de l’Est 法国东方美学协会

100% PERFORMANCES

Le 08/04/2026

Dans Loisirs à Paris

Dans le cadre de 100% L’EXPO, un week-end entier est consacré à la performance, envisagée dans toute la diversité de ses formes et déployée dans plusieurs espaces.Pensé comme un temps fort de la programmation, ce rendez-vous met en lumière le dynamisme et la pluralité des pratiques performatives au sein de la création émergente contemporaine. Cette programmation réunit à la fois des artistes de l’exposition, invités à activer ou prolonger leurs installations, et des artistes repérés à travers le processus de sélection de 100% L’EXPO, spécialement conviés pour présenter des propositions en résonance avec l’exposition.
Avec : Meryam Benbachir, Titi M. Cerina, Maël Cosotti, Aneth Depoutot, Manon Dupeyrat, César Kaci, Julien Kirrmann, Dahlia Koum Sam, M4R4 & Ora Yermia, Joshua Merchan Rodriguez, Lê Hoàng Nguyên, Simon Pastoors et Elisa Sanchez.

211 Av. Jean Jaurès, 75019 Paris

Accès libre et gratuit

Dans la limite de la jauge autorisée

sam. 18.04

16h30 - 20h00

dim. 19.04

15h00 - 19h00

Le hoang nguyen present forms absent souls haunting the monster jan 21st resize scaled

Samedi 18.04

 

• 16h30 • Joshua MERCHAN RODRIGUEZ — Amniotic Paradise
À travers l’activation de son œuvre Spermaceti, Joshua Merchan Rodriguez convoque, au son d’une berceuse, la figure spectrale d’une baleine autrefois conservée dans un musée parisien qui voyage vers l’au-delà. Ce rite funéraire interroge ainsi la mémoire matérielle des cétacés et les récits liés à leur exploitation, ainsi que les limites des tentatives humaines de conservation.

Avec : Oscar Ameye et Lorelei Nelle
Costumes en collaboration avec : Kiek Nieuwint
Maquillage : Zoé Jandel

• 17h40 • Aneth DEPOUTOT —Cartographie de solitudes habitées en ville moyenne
Portée par une trame sonore de guitare, la performance fait apparaître une série de présences traversant un paysage urbain fragmenté. À partir de gestes, de textes et d’images évoquant l’architecture, la maladie ou la culture populaire, elle esquisse une cartographie sensible des affects. Entre solitude et tension collective, ces trajectoires dessinent la possibilité d’alliances et de devenirs partagés.

Avec : Clara Ursella, Maya Zaton, Urielle Lakshmi Virassamy-Thiolier et Daphné Bérard

• 18h10 • Simon PASTOORS — Footing
Au travers d’une écriture mêlant ironie, humour et mélancolie, Simon Pastoors mobilise des archives corporelles, sensorielles et musicales pour tisser une réflexion sur les normes de beauté, de santé et d’aspiration contemporaine à l’immortalité.
Le performeur et son avatar dialoguent en brouillant les repères, entre introspection intime et critique sociale.

• 18h50 • Lê Hoàng NGUYÊN — Unhomely
Unhomely (2026) explore le moment où le corps ne fait plus refuge.
Par des gestes de maintien et d’élévation provisoire, trois présences occupent un espace entre tenue et désajustement. Le corps devient un seuil, pris dans la tension entre ce qui tient et ce qui peut céder.

Avec : Kim Doan Quoc, Hoài Phong et PJ Horny

• 19h15 • Maël COSOTTI —Vivre sur vidéo (catho dick <3)
Inspiré de sa grand-mère chanteuse de bal populaire, Maël Cosotti crée le personnage de Suzy qui se rêve ici star des écrans, fantasmant une vie derrière la vitre de la télévision. Pensée à l’origine pour accompagner la projection du film The Rocky Horror Picture Show, la performance exhume une culture queer au croisement de la vidéo et du corps. Empruntant à John Waters son esthétique de film d’horreur camp, ce fragment de cabaret sur fond de moyen métrage épouvante l’hétéronormativité.

• 19h25 • César KACI —Old Time Mountain Music
Old Time Mountain Music est un concert croisant musique chaâbi kabyle et country du sud des États-Unis. La performance s’inspire du Djinn Bar, café tenu par Yvette et Akli les grands-parents de l’artiste, où se produisaient régulièrement des musiciens de la diaspora kabyle. Fréquenté par les ouvriers de la région, ce lieu de sociabilité et de fête devient ici le point de départ d’une reconstitution imaginaire, entre mémoire familiale et cultures musicales populaires.

Avec : ArthurRR (guitare), Dom Vera (banjo), Juba

Dimanche 19.04

 

• 15h • Manon DUPEYRAT — 77
77 aborde la notion du pardon comme un exercice de sport et de mathématique. Le protocole est très simple: demander pardon pour 77 choses.
La performeuse traite ainsi autant de culpabilité, d’égo(isme), de regret ou de mensonge, sur fond de souvenirs d’enfance, de relations romantico-sexuelles, amicales et familiales.

• 15h20 • Titi M. CERINA — FUEL – Act II : Blood & Milk + Act III : Revolution, a Ritual of Fire
FUEL explore les dimensions politiques et affectives des liquides corporels à travers trois monologues articulant écriture, voix et gestes rituels, à la croisée de la poésie, de la prière et du manifeste. En se référant respectivement à Ce que le Sida m’a fait d’Elisabeth Lebovici et Jeu et Théorie du Duende de Federico García Lorca, les actes II (Blood & Milk) et III (Revolution, a Ritual of Fire) ici présentés interrogent les formes contemporaines d’empathie, d’apathie et les possibilités de réactivation de l’énergie vitale.

• 16h10 • Elisa SANCHEZ — From Cowboy to Spaceman
From Cowboy to Spaceman déploie une odyssée narrative reliant les étendues arides d’un Far West fantasmé à l’imaginaire futuriste de la conquête spatiale. En revisitant la figure du cowboy, emblème récurrent des récits d’expansion, la performance questionne les idéologies qui les structurent. La proposition fait apparaître des présences souvent invisibilisées de ces narrations, qu’elles soient animales, humaines ou marginalisées, afin de faire émerger une pluralité de points de vue.

• 17h • Julien KIRRMANN & Agathe SALADIN — J’aurais voulu être un artiste
Julien essaye de traiter avec sérieux les blagues qu’il fait avec ses ami·es et celles aussi qu’il se fait seul, à lui-même. À travers une succession de petites actions, il se pose la question suivante : est-il possible de continuer à avoir de l’humour face à l’état du milieu culturel ?
Spoiler : oui

• 17h35 • Meryam BENBACHIR — I’m from every sound I forgot
À partir de son œuvre Smells Like White Spirit, Meryam Benbachir propose une lecture performée qui explore la langue comme espace de transformation de l’expérience diasporique. Entre arabe, français, kabyle et silence, la performance met en lumière ce qui se perd dans la traduction : glissements de sens, silences et traumatismes non dits. La langue y apparaît comme une matière fragmentée où la mémoire se recompose, devenant à la fois trace, corps et lieu de survie.

• 18h05 • M4R4 & Ora YERMIA — Mon minuscule amour
Mon Minuscule Amour est un monologue écrit par Ora Yermia, accompagné de la composition sonore de M4R4 entre slowcore, noise et techno. Une brebis s’adresse à un agneau adulé de son troupeau, dont l’amour débordant finira par les empoisonner.
À travers les figures familières et mystérieuses du conte, ce texte traite des ambiguïtés émotionnelles, entre tendresse, perversité et sacrifice. Il explore les questions de déresponsabilisation et de réparation collective.

• 18h20 • Dahlia KOUM SAM — De chair et d’or.
Dans son espace d’exposition conçu comme une zone frontière, Dahlia Koum Sam mobilise le Butō, danse apparue dans le Japon de l’après-guerre, pour explorer les limites de l’humain, du végétal et de la mémoire. Elle interroge les processus de transformation et les formes de résistance face aux structures sociales et symboliques qui façonnent les identités.