• 15h • Manon DUPEYRAT — 77
77 aborde la notion du pardon comme un exercice de sport et de mathématique. Le protocole est très simple: demander pardon pour 77 choses.
La performeuse traite ainsi autant de culpabilité, d’égo(isme), de regret ou de mensonge, sur fond de souvenirs d’enfance, de relations romantico-sexuelles, amicales et familiales.
• 15h20 • Titi M. CERINA — FUEL – Act II : Blood & Milk + Act III : Revolution, a Ritual of Fire
FUEL explore les dimensions politiques et affectives des liquides corporels à travers trois monologues articulant écriture, voix et gestes rituels, à la croisée de la poésie, de la prière et du manifeste. En se référant respectivement à Ce que le Sida m’a fait d’Elisabeth Lebovici et Jeu et Théorie du Duende de Federico García Lorca, les actes II (Blood & Milk) et III (Revolution, a Ritual of Fire) ici présentés interrogent les formes contemporaines d’empathie, d’apathie et les possibilités de réactivation de l’énergie vitale.
• 16h10 • Elisa SANCHEZ — From Cowboy to Spaceman
From Cowboy to Spaceman déploie une odyssée narrative reliant les étendues arides d’un Far West fantasmé à l’imaginaire futuriste de la conquête spatiale. En revisitant la figure du cowboy, emblème récurrent des récits d’expansion, la performance questionne les idéologies qui les structurent. La proposition fait apparaître des présences souvent invisibilisées de ces narrations, qu’elles soient animales, humaines ou marginalisées, afin de faire émerger une pluralité de points de vue.
• 17h • Julien KIRRMANN & Agathe SALADIN — J’aurais voulu être un artiste
Julien essaye de traiter avec sérieux les blagues qu’il fait avec ses ami·es et celles aussi qu’il se fait seul, à lui-même. À travers une succession de petites actions, il se pose la question suivante : est-il possible de continuer à avoir de l’humour face à l’état du milieu culturel ?
Spoiler : oui
• 17h35 • Meryam BENBACHIR — I’m from every sound I forgot
À partir de son œuvre Smells Like White Spirit, Meryam Benbachir propose une lecture performée qui explore la langue comme espace de transformation de l’expérience diasporique. Entre arabe, français, kabyle et silence, la performance met en lumière ce qui se perd dans la traduction : glissements de sens, silences et traumatismes non dits. La langue y apparaît comme une matière fragmentée où la mémoire se recompose, devenant à la fois trace, corps et lieu de survie.
• 18h05 • M4R4 & Ora YERMIA — Mon minuscule amour
Mon Minuscule Amour est un monologue écrit par Ora Yermia, accompagné de la composition sonore de M4R4 entre slowcore, noise et techno. Une brebis s’adresse à un agneau adulé de son troupeau, dont l’amour débordant finira par les empoisonner.
À travers les figures familières et mystérieuses du conte, ce texte traite des ambiguïtés émotionnelles, entre tendresse, perversité et sacrifice. Il explore les questions de déresponsabilisation et de réparation collective.
• 18h20 • Dahlia KOUM SAM — De chair et d’or.
Dans son espace d’exposition conçu comme une zone frontière, Dahlia Koum Sam mobilise le Butō, danse apparue dans le Japon de l’après-guerre, pour explorer les limites de l’humain, du végétal et de la mémoire. Elle interroge les processus de transformation et les formes de résistance face aux structures sociales et symboliques qui façonnent les identités.