Association Esthétique de l’Est 法国东方美学协会

Exposition gratuite : Tisser l'histoire au Centre Culturel Irlandais

Le 24/02/2026

Dans Loisirs à Paris

Pour la première fois à Paris, le Centre Culturel Irlandais dévoile Interval IV, une œuvre de l’artiste irlandaise Ailbhe Ní Bhriain.

Lieu : Centre Culturel Irlandais, 5 rue des Irlandais, 75005 Paris
Dates : Du 6 février au 29 mars 2026
Horaires : 14h – 18h (mercredi jusqu’à 20h)
Entrée libre

https://www.centreculturelirlandais.com/en-ce-moment/expositions-evenements/interval-four

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Une œuvre monumentale, faite uniquement de fils.
Au Centre Culturel Irlandais, l’artiste irlandaise Ailbhe Ní Bhriain présente Interval IV, une tapisserie immersive qui brouille les frontières entre textile, mémoire et paysage.

Cette exposition présente Interval IV, tapisserie monumentale en jacquard et quatrième œuvre de sa série acclamée Interval (2023-2025). Tissée de soie, de laine, de coton et de Lurex, la tapisserie associe photographie et collage pour créer une scène richement structurée, à la fois précise et onirique. Un portrait de l’époque victorienne – symbole de réussite industrielle, d’empire et de permanence - est perturbé par des images de formations géologiques souterraines et de fragments de ruines contemporaines. Ces juxtapositions inscrivent les cicatrices de l’ambition humaine dans le temps de la géologie, un registre qui ébranle toute notion de stabilité et de durabilité. Présentée à côté de la tapisserie, une œuvre abstraite plus discrète issue de la série Picture (2022-2025) imagine une archive future dans laquelle les images photographiques subsistent uniquement sous forme de traces matérielles.

Sous la laine, la soie, le coton et le lurex se cache une narration fragmentée.
L’œuvre juxtapose des images que tout oppose :
• Portraits victoriens
• Architectures contemporaines détruites
• Ruines liées aux guerres ou aux crises climatiques
• Grottes et tunnels hors du temps

Ces fragments ne sont pas juxtaposés mais littéralement tissés ensemble, comme une mémoire collective en reconstruction.

L’artiste explore ainsi les traces laissées par l’ambition humaine :
ce que les civilisations bâtissent… et détruisent.

Le textile devient ici un médium narratif, presque archéologique, où le temps historique rencontre le temps géologique.

Une exposition courte mais dense, portée par une atmosphère silencieuse qui contraste avec la violence des images évoquées.