Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, la Cité de l’Économie ouvre ses portes à une programmation pluridisciplinaire autour d’un thème encore trop souvent tabou : l’argent. Pendant quatre jours, conférences, ateliers, lectures et rencontres viendront interroger les dynamiques contemporaines des inégalités économiques.
Pourquoi, en 2026, les écarts de salaires persistent-ils entre femmes et hommes ?
Comment expliquer les inégalités patrimoniales ?
D’où vient ce rapport souvent qualifié de « timide » à l’argent chez les femmes, façonné par des normes sociales, culturelles et éducatives profondément ancrées ?
L’événement se construit comme un espace de réflexion collective. Chercheuses, expertes, entrepreneuses et autrices prennent la parole pour analyser les mécanismes structurels des inégalités économiques et proposer des pistes concrètes d’émancipation.
Sous le marrainage de Rebecca Amsellem, docteure en économie et fondatrice du média féministe Les Glorieuses, la programmation articule théorie et pratique. Les tables rondes croisent regards académiques et expériences de terrain, tandis que des ateliers d’éducation financière invitent à se réapproprier des outils longtemps présentés comme techniques ou intimidants.
À la Bibliothèque publique d’information, les lectures et déambulations littéraires explorent les représentations culturelles du pouvoir économique féminin. L’argent n’est pas seulement une donnée chiffrée : il est aussi un récit, un symbole, un marqueur d’autonomie ou de dépendance.
En croisant approches économiques, sociales et culturelles, ce week-end propose de replacer l’argent au cœur des enjeux d’émancipation. Il ne s’agit pas uniquement de dénoncer des écarts, mais de comprendre les mécanismes qui les produisent, afin d’imaginer des alternatives.
Plus qu’une programmation thématique, Femmes et argent : un pouvoir à soi ! s’affirme comme un espace de transmission et d’apprentissage. Reprendre possession de son pouvoir économique, c’est aussi redéfinir les conditions de son autonomie.