Avant l’ère Meiji (1868-1912), le gagaku était une «musica practica» (Roland Barthes), mais avec la modernisation, son rôle a été transformé en dispositif d’identité nationale. Seiko Suzuki, maîtresse de conférences en musicologie à l’université d’Osaka et praticienne du gagaku, explorera le gagaku à travers la pensée sonore de l’Asie orientale, une culture auditive traditionnelle qui distingue le «néant » et le «vide» sonores, et développe la capacité à goûter les bruits et les harmoniques. Elle encouragera à apprécier le gagaku avec le cœur et le corps, en présentant les exercices musicaux qu’elle pratique dans son université.
Gagaku, "musica practica" pour le cœur et le corps
Dans Loisirs à Paris