Dans le cadre des événements organisés autour de la Journée internationale des droits des femmes, l’exposition In Her Room propose une réflexion sensible sur l’intimité, l’identité et l’émancipation. À travers une approche artistique plurielle, la chambre y est envisagée comme un espace symbolique où se construit la relation à soi et au monde.
Lieu de repli, d’introspection ou de transformation, la chambre apparaît ici comme une « safe place », un territoire intérieur où les identités se façonnent loin des regards extérieurs. Dans cet espace intime, les artistes explorent les tensions entre silence et affirmation, secret et révélation, vulnérabilité et puissance.
L’exposition rassemble les œuvres de quatre artistes internationales : Yaz Tascii, Valentina Quintero, Daniella McNulty et Beka Magyarlaki. Issues de contextes culturels différents, elles partagent une approche artistique attentive aux questions de genre, d’identité et de liberté personnelle.
À travers peintures, installations et dispositifs visuels variés, les artistes interrogent la manière dont les espaces privés peuvent devenir des lieux de résistance et d’affirmation. Les chambres représentées ne sont pas de simples décors domestiques : elles deviennent des paysages psychiques où se jouent les processus de construction identitaire.
La diversité des médiums utilisés permet d’explorer différentes dimensions de cette intimité. Certaines œuvres évoquent des souvenirs ou des fragments de vie personnelle, tandis que d’autres questionnent les normes sociales et culturelles qui entourent la féminité et les identités queer.
En plaçant l’intime au cœur de la réflexion artistique, In Her Room propose ainsi une lecture sensible de la complexité des identités contemporaines. L’exposition rappelle que les espaces privés, souvent invisibles, peuvent être des lieux essentiels d’émancipation et de transformation personnelle.