La Fondation groupe EDF propose jusqu’au 27 septembre 2026 l’exposition gratuite « Moi et les autres », une expérience immersive qui invite les visiteurs à réfléchir à leur rapport au numérique, aux réseaux sociaux et aux nouvelles formes de relations humaines.
Dans cette ancienne sous-station électrique transformée en lieu culturel, le visiteur devient lui-même partie intégrante des œuvres : certaines installations observent ses réactions, d’autres se déclenchent grâce à son smartphone. Une manière originale de brouiller la frontière entre spectateur et acteur.
Réunissant 23 artistes, dont Sophie Calle et Philippe Parreno, l’exposition explore trois grandes dimensions de notre monde connecté : le soi, les autres et l’écosystème numérique mondial.
Ego : comment Internet transforme notre image
Le premier parcours s’intéresse à notre identité numérique et à la manière dont nous construisons notre image en ligne.
Entre selfies, recherche de reconnaissance et mise en scène permanente, les œuvres interrogent notre besoin d’être vus et appréciés.
Certains artistes montrent des adolescents absorbés par leurs écrans, d’autres questionnent la pression de la perfection imposée par les réseaux sociaux ou encore la solitude provoquée par l’attente constante de nouvelles notifications.
Une question traverse cette partie de l’exposition :
Sur Internet, montrons-nous vraiment qui nous sommes ou seulement l’image que nous voulons donner aux autres ?
Alter : des liens virtuels aux émotions bien réelles
Le deuxième espace explore les relations humaines à l’ère numérique.
Les rencontres en ligne, les communautés virtuelles et les échanges avec des intelligences artificielles bouleversent notre façon de créer du lien.
L’exposition présente notamment des œuvres autour des rencontres amoureuses sur Internet, des amitiés nées dans les jeux vidéo ou encore des nouvelles formes de compagnie offertes par les technologies.
Elle montre que derrière les écrans peuvent naître de véritables émotions, mais aussi de nouvelles formes de solitude.
Holo : un monde connecté au-delà des écrans
La dernière partie élargit la réflexion à l’échelle mondiale.
Internet n’est plus seulement un outil : il est devenu un véritable environnement qui influence notre rapport à la nature, à l’information et à la mémoire collective.
Certaines œuvres utilisent la réalité augmentée et le smartphone pour révéler des dimensions cachées, tandis que d’autres abordent la circulation des informations en période de crise ou la conservation du patrimoine numérique.
Cette partie rappelle que le web est désormais un écosystème à part entière, comparable à un réseau vivant où chaque élément est connecté aux autres.
Une exposition qui évite les discours extrêmes
Contrairement à certaines visions uniquement critiques ou enthousiastes du numérique, « Moi et les autres » cherche surtout à poser des questions.
Sous le commissariat d’Aurélie Clemente-Ruiz et du sociologue Camille Roth, l’exposition propose une approche équilibrée : ni peur excessive des technologies, ni fascination aveugle.
Elle invite chacun à réfléchir à sa propre place dans ce monde hyperconnecté.
Une exposition à découvrir pour comprendre comment le numérique transforme notre façon de nous voir, de rencontrer les autres et d’habiter le monde.