Association Esthétique de l’Est 法国东方美学协会

Procès fictif de la Conscience

Le 27/11/2025

Dans Loisirs à Paris

Au Théâtre de la Concorde, nous pensons que l’abus de pouvoir n’est pas seulement une affaire d’institutions : il traverse aussi nos manières de percevoir, de nommer et d’habiter le réel. Avec Le Procès de la Conscience, Faroudja Hocini et Bruno Dallaporta nous invitent à un voyage où l’art et la pensée s’entremêlent pour interroger ce qui, en nous, gouverne nos vies. Comment la scène peut-elle devenir le lieu où l’on réinvente notre rapport au monde, en libérant l’imaginaire des cadres qui l’enferment ?

Date : jeudi 29 janvier 2026
19h

Lieu : Grande salle Joséphine Baker THÉÂTRE DE LA CONCORDE

gratuit

https://billetterie.theatredelaconcorde.paris/selection/event/date?productId=10229597052785

Proces fictif de la conscience

 

Description

Dans un tribunal à mi-chemin entre cour d’école et salle d’audience, la Conscience est appelée à répondre d’un pouvoir qu’elle aurait exercé sans partage : celui d’avoir réduit le réel à des formes rigides, d’avoir imposé une vision du vivant trop étroite, trop mécanique. Les enfants qui jouent à la marelle, les danseuses traversant l’espace comme des éclairs, les musiques qui se superposent composent une partition où chaque geste résiste à l’assignation. Sur scène, la philosophie se mêle à la poésie, les discours à la transe, la rigueur scientifique au vertige de l’imaginaire.

Les témoins se succèdent : Descartes, qui réclame qu’on cesse de le caricaturer ; Darwin, qui rappelle que les forces minuscules transforment le monde ; des chercheurs qui défont nos certitudes sur le cerveau, la mémoire ou la frontière entre vivant et non-vivant. Même un blob vient donner sa version des faits. À mesure que les récits se croisent, le plateau devient le lieu d’un dévoilement : et si l’abus de pouvoir le plus profond n’était pas seulement politique, mais cognitif? Et si dominer le monde commençait par dominer la manière même dont on le perçoit ?

Le public, devenu jury, est alors invité à rouvrir l’espace du possible : repenser la conscience comme un mouvement, une circulation, un lien plutôt qu’une boîte fermée. L’imaginaire reprend feu, les corps se relèvent, et l’on comprend que ce procès théâtral nous emmène sur un territoire essentiel : celui où s’invente une conscience qui cesse de régner pour enfin relier, prolongeant ainsi la réflexion engagée autour de l’abus de pouvoir sous toutes ses formes.

Distribution

Conception : Faroudja Hocini & Bruno Dallaporta – Riposte Poétique en collaboration avec leThéâtre de la Concorde
Avec : Les chœurs de la Riposte Poétique, témoins invités, danseuses
Son & lumière : Théâtre de la Concorde