Avec l’accompagnement des régisseurs Eric Proust et Jean-Frédéric Marcel
Peindre. Mettre de la couleur. Laisser une trace sur une toile comme inscrire à l’intérieur de nous un souvenir que l’on voudrait indélébile. Le protéger du temps qui pourrait en atténuer les couleurs. Et, quand la maladie s’en mêle, essayer encore et encore de repasser sur les traits, redonner des coups de peinture. Commence alors une lutte contre ces couleurs qu’on ne veut effacer, qu’on se refuse à laisser partir. Mais, quand Alzheimer souffle doucement sur le tableau, la peinture part, couche après couche. Et le souvenir s’estompe à mesure que le tableau disparaît.